Être parent, c’est découvrir que tu peux aimer quelqu’un plus que ta propre vie… tout en regardant discrètement combien il cote sur Marketplace à 2h13 du matin.
C’est se plaindre de ne jamais pouvoir rien faire seul… puis regarder des vidéos de son enfant en boucle dès qu’il part dormir chez une copine pour le week-end.
Bref.
La parentalité, c’est globalement être prête à mourir pour quelqu’un qui hurle parce que sa banane est pas assez jaune.
C’est un mélange très étrange entre un TED Talk sur l’amour inconditionnel… et un léger syndrome de Stockholm. On veut leur offrir le monde… puis on négocie pendant quarante-cinq minutes avec un enfant pour qu’il mette ses chaussettes.
Souvent, Mini Motu, je suis très loin de Maria Montessori.
Je suis plutôt Mireille du rayon surgelés d’Intermarché qui menace dans le calme : « Tu vas me parler sur un autre ton sinon elle va partir la baffe »
Et là je m’entends parler…
« C’est pas Versailles ici. »
Oh mon Dieu.
Papa sors de ce corps.
Mais c’est parce que tu es mon tout. Mon absolu.
Cette chronique tourne un peu à la déclaration d’amour.
Et peut-être qu’un jour tu me liras et tu te diras : « Elle était quand même cool, ma mère. »
Même si elle écrivait des chroniques gênantes sur Tinder et parlait beaucoup trop librement de son Womanizer.
À toi, mon Mini Motu.
Même si parfois j’ai envie de te mettre dans le tiroir du congélo, entre les nuggets et les petits pois… ça ne dure jamais longtemps.
Ton caractère bien trempé, ton humour et tes punchlines improvisées me font toujours craquer.
Alors si un jour tu te dis que Maman Lagon a un coup de mou ou un coup de vieux, rappelle-toi que tu lui as déjà vomi dessus plusieurs fois, fait caca dessus dans un avion et ruiné son périnée.
Alors la moindre des choses, c’est de lui survivre psychologiquement.
Parce qu’elle tuerait une araignée pour toi alors qu’elle appelle normalement les voisins quand elle en voit une. Parce qu’elle sautera des repas pour te payer un stage de poney. Parce qu’elle t’aimera toujours, inconditionnellement, sans jugement… même si un jour elle devait oublier ton nom.
Je t’aime fort, Mini Motu.
Que ton enfance continue dans un monde de douceur, d’insouciance… et de dîners façon plateau-télé juste parce-que c’est vendredi (ou lundi…ou mardi soyons honnête)
Journée 1 – Moi 0, mais on rejoue demain


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