Je vous ai déjà parlé de mes départs du matin.
Ce moment délicat où tout bascule doucement vers un déraillage incontrôlé.
Deux sacs. Deux lunch box. Trois gourdes. Un enfant (ne pas oublier Mini Motu elle remplit sa gourde depuis ce qui me paraît être 8 looooongues minutes à croire qu’elle a une contenance de 10 litres!)
Je voyage chargée:
Sac de sport.
Sac à main.
Sac d’ordinateur.
La lunchbox de Mini Motu oubliée sur la table, récupérée en courant, coincée sous le bras.
Et bien sûr… les clés.
Les clés que je cherche.
Que je trouve.
Que je fais tomber.
Que je ramasse.
Que je reperds.
Dans un timing parfaitement maîtrisé : 7h34 (pas mieux qu’hier…)
Arrivée devant la voiture. Moment de vérité.
Ouverture de portière. Regard circulaire.
Et là…
le chantier.
Parce que ma voiture, ce n’est pas un moyen de transport.
C’est une archive vivante.
Un panier pour le chien.
Un livre que Mini Motu n’a jamais terminé.
Un bac remplit de trucs à donner quand je verrai le destinataire.
Deux paquets de mouchoirs (vides, évidemment).
Des paquets de gâteaux éventrés — merci Mini Motu, ambassadrice officielle du “je jetterai ça plus tard”.
Des tickets de parking.
Des objets non identifiés.
Un vrai écosystème.
Et moi, debout devant, avec ma cargaison, en train de tenter un Tetris grandeur nature.
Optimiser l’espace. Pousser avec le coude. Coincer avec le genou.
Et puis il y a le coffre.
Le coffre… c’est un autre niveau.
J’y ai entamé une collection.
Une vraie.
Des sacs de courses.
Des sacs de congélation.
Des sacs… dans des sacs.
Un concept. Un bac à sacs.
Je ne sais pas exactement à quel moment de ma vie c’est arrivé.
Mais je soupçonne fortement que c’est un rite de passage.
Un truc qui te fait basculer doucement vers “femme organisée”…
ou “psychopathe fonctionnelle de plus de 40 ans”.
Les deux ne sont pas incompatibles, j’imagine.
Parce que le plus fascinant dans cette histoire, c’est que dans la vraie vie,
je suis quelqu’un de plutôt organisé, propre et pas particulièrement psychopathe (je crois).
Chez moi, ça va.
Au travail, ça va.
Mais ma voiture…
Ma voiture, c’est mon cerveau un lundi matin.
Sans filtre.
Sans effort.
Sans illusion.
Alors si un jour vous montez dedans, ne vous fiez pas à ce que vous voyez.
Ce n’est pas du désordre. C’est une cartographie de mon cerveau sans aucun doute.
Journée 1 – Moi 0, mais on rejoue demain …probablement à 7H45 soyons honnête


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