7h30.
C’est l’objectif.
Pas 7h32. Pas “allez, on se dépêche”.
Non. 7h30. Clair. Net. Précis. Théorique.
Dans ma tête, c’est simple.
Dans la vraie vie… c’est un concept.
Parce que moi, j’ai une règle très personnelle avec le temps :
tant que je ne vois pas le “30” sur l’horloge, je ne suis pas en retard.
7h28 ? Laaaaarge.
7h29 ? Confort.
7h29 et 58 secondes ? On est encore sur une dynamique positive.
Et puis 7h30 apparaît. Et là… bizarrement…je ne suis toujours pas habillée.
C’est à ce moment précis que me revient le sketch de Florence Foresti :
“J’me lave pas, j’me maquille pas, j’enfile une djellaba, j’peux l’faire”.
Alors oui. Sur le principe, je comprends l’idée. Sauf que moi, avant de “sauter dans une djellaba”, j’ai deux-trois détails à gérer.
Préparer la lunch box de Mini Motu.
Préparer la mienne, parce que visiblement je suis aussi censée manger.
Vérifier qu’elle a ses affaires (spoiler : non elle a toujours oublié un truc).
Signer un papier oublié la veille à 22h14. Donner à manger au chien.
Et à ce stade-là, il est 7h31.
Mais dans ma tête, on est encore sur du 7h30 au carré.
C’est là que commence la phase active du déni.
Une sorte de négociation interne :
— Si on part maintenant, techniquement, on n’est pas encore en retard.
— Si on court un peu, ça passe.
— Mini Motu est en primaire c’est pas hyper grave
Sauf la réalité.
La réalité, elle, elle t’attend dehors, avec :
- un sac mal fermé
- une gourde qui fuit
- un enfant qui te dit “j’ai oublié mon cahier”
- et toi, en train de chercher tes clés que tu as dans la main.
7h34. Et là, soudainement, le temps redevient un concept très précis.
On court. On transpire. On crie pour la douzième fois à Mini Motu “Dépêeeeeeche toi on va être en retard”!
On promet des choses absurdes du type : “Demain, on partira à l’heure.”
Demain.
Ce mot plein d’espoir. Ce mensonge organisé.
Parce que demain, à 7h28, je serai à nouveau parfaitement sereine.
Laaaaaaaaaaarge.
Journée 1 – Moi 0, mais on rejoue demain à 7H29


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