LA LUNCH BOX
Nom féminin d’origine anglo-saxonne, qui donne l’illusion qu’on va devenir une mère organisée, créative et équilibrée… alors qu’en réalité, c’est juste une petite boîte dans laquelle on doit faire rentrer, chaque matin, un repas complet, varié et vaguement sain pour un enfant de neuf ans.
J’ai découvert la lunch box il y a deux ans.
Deux ans de question existentielle quotidienne, posée à 18h30, pile au moment où ton cerveau décide de faire grève :
“Elle va manger quoi demain ?”
Deux ans de dépression légère, version tropicale.
Parce qu’ici, dans les îles, on ne va pas se mentir : le choix est… comment dire… optimisé.
Et mes talents culinaires, eux, sont encore plus limités que le rayon légumes un jour de livraison en retard.
Du coup, chaque soir, c’est Koh-Lanta dans ma cuisine.
Avec comme épreuve finale : composer une lunch box qui contient des protéines, des fibres, de la couleur… et surtout, quelque chose qu’elle va effectivement manger.
Mention spéciale aux tomates cerises, recyclées sous toutes leurs formes depuis 2023. Et au premier qui me dit que des crackers et du thon c’est pas un repas équilibré, RDV dans ma cuisine demain à 18H30.
Mais ce matin… petit frisson d’espoir en préparant la lunch box du jeudi.
Une lumière au bout du tunnel. Une délivrance presque administrative.
Parce que l’année prochaine…
l’année prochaine, Mini Motu entre au collège.
Et au collège, paraît-il…il y a une cantine. Une vraie.
Avec des plateaux, des plats chauds et des gens qui décident à ma place. Et — tenez-vous bien — y’a des frites le vendredi!
Autant dire que mes dilemmes nutritionnels vont officiellement prendre leur retraite.
Plus besoin de débattre seule devant mon frigo sur la teneur en vitamines d’une tomate cerise avec une tranche de jambon versus un gratin de courgettes que personne n’a demandé.
À moi la liberté.
À moi les soirées sans Tupperware.
À moi la vie sans compartiments. Vive la cantine!!!
Journée 1 – Moi 0 mais on rejoue demain (avec des tomates cerise)


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