MISSION N°56 – Moi, mes cheveux et mes mauvaises décisions capillaires

Ce matin, 7h42. Je suis face à mon miroir.
Et clairement, aucun de nous deux ne veut faire d’effort.

Je tente un truc, puis un autre. Je penche la tête à gauche. À droite.
Je remets une mèche. J’enlève une mèche. Rien ne va. J’envoie un sms à ma copine coiffeuse entre cri de désespoir et bouteille à la mer.

À un moment, je me regarde vraiment. Et là, illumination. Peut-être que le problème… ce n’est pas la coupe. Peut-être que le problème, c’est mes 45 ans.
…Et ces cernes, vestiges glorieux de la charge mentale version maman solo.


Anyway.

Comme toute femme raisonnable en 2026, j’ouvre une IA pour voir ce qui pourrait m’aller. Erreur.

S’ensuivent quelques fous rires. Et plusieurs identités que je ne savais pas pouvoir incarner.

Version mamie de 70 ans.
Version influenceuse capillaire sous acide.
Version couleur improbable… je n’ai pas les mots.

Et là, tilt intérieur. Parce qu’en vrai…les couleurs improbables, je connais.

À la base, je suis châtain. Une base saine, stable, fiable.
Base que j’ai évidemment décidé d’ignorer pendant des années.

Je suis passée par le rouge.
Oui, oui…Erreur d’école de commerce; me croyais dans le 5ème élément visiblement.

Une couleur qui a lentement mais sûrement décidé de mourir…
en dégorgeant un peu plus vers le rose à chaque douche. Chaque shampoing ressemblait à une scène de crime. On aurait dit que j’avais égorgé un cochon dans ma salle de bain.

Ambiance.

Puis il y a eu le noir. Noir profond, limite, reflets bleus. Version corbeau quoi!

J’étais à deux doigts de chanter du Piaf. Si seulement je chantais aussi bien…

Et évidemment, je ne me suis pas arrêtée aux couleurs.

Il y a eu les coupes.

Dont cette période… disons géométrique.

Une coupe courte, avec deux mèches plus longues devant.
Très conceptuelle. Très engagée. Vue sur une candidate de télé-crochet que j’avais trouvée sublime.

Hop hop hop.
Une semaine plus tard : moi. La voix en moins.

À cette époque, clairement, avec une coupe pareille, il ne me manquait qu’un berger allemand et je devenais punk à chien devant la fac de lettres.

Une vocation que je n’ai, heureusement, jamais explorée.

Bref.

Ce matin, devant mon miroir, après avoir exploré 17 versions de moi-même,
dont une qui ressemblait étrangement à ma tante Dominique, je réalise un truc.

Le problème c’est pas mes cheveux.

Mais ce matin, c’est tout ce que j’ai réussi à contrôler. Et franchement, ce n’est déjà pas si mal.

Journée 1 – Moi 0 mais on rejoue demain

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Maman lagon et Mini Motu

Je suis Maman lagon et ma vie tourne autour de Mini Motu , mon petit ilôt de 8 ans. Entre tempêtes tropicales et brise lagonaire bienvenue dans mon archipel.

J’élève (avec bcp d’amour et de café) Mini Motu à Tahiti (d’où les parallèles avec les eaux turquoise du fenua que vous comprenez désormais!). Je sais, ça fait rêver les gens sauf que même au paradis une maman Solo jongle entre les devoirs, les poux et l’école qui commence bcp trop tôt. Un agenda trop plein, une mémoire au max de sa capacité et un humour qui me sauve toujours.