Ma fille porte des crop tops, des leggings sous le soleil et des jupes de padel… alors qu’elle ne joue pas au padel et encore moins au tennis. (Mais d’un point de vue vestiaire elle est prête pour Roland Garros)
Moi, j’avais des fuseaux avec un élastique sous le pied et un survêtement Adidas en nylon violet qui faisait “froufrou” à chaque pas.
Elle, elle est en période 100 % sportswear : legging par 31 degrés, jupe de tennis… alors qu’elle n’a jamais couru plus de 800 mètres sans demander un arrêt de course.
À ce stade, je pense qu’elle se prépare pour une vie que moi-même je ne comprends pas.
Peut-être influenceuse de sport… sans jamais transpirer.
La mode change, mais pas toujours en mieux.
Bon, après, on est d’accord : le t-shirt Waikiki extra large et le fuseau n’étaient pas non plus des sommets fashion.
Nous, on s’habillait mal… mais avec une intention.
Elles, elles s’habillent bien… mais pour quoi faire, ça reste un mystère.
Le seul truc qui ne change pas, c’est qu’à 40 ans, on ne comprend toujours rien à la génération suivante…
sauf qu’en plus, maintenant, on en est responsable.
Bref.
Tous les matins, elle m’épuise avec le choix de sa tenue, en prenant bien soin de vouloir LE truc précis qui est évidemment au fond de la panière à linge sale.
Elle fait aussi très attention à ce qu’on ne remarque pas son absence de seins… au point de mettre une brassière sous son t-shirt pour cacher l’inexistant.
Un concept.
Malgré ces crises existentielles du dressing quotidien, moi je la trouve toujours belle…
même quand son style hésite entre Les Deschiens et un défilé Dior sous forte contrainte budgétaire.
Et puis je me rassure : tout n’est pas perdu.
À son âge, moi aussi je brillais.
Mais c’était à cause du nylon violet.
Journée 1 : moi 0.
Mais on rejoue demain.
(Et Pas en jupe de padel.)


Laisser un commentaire