Je suis une vraie anxieuse.
Je ne réponds pas à un client dans les 48h ? Ça me rend dingue.
On ne me répond pas dans les 48h ? Je suis en stress.
Mais pire que tout…Pire que les silences radio, pire que les points de suspension, pire que le “je reviens vers vous” : l’angoisse de ne pas avoir de vacances réservées.
Je suis malade. Ma pathologie s’appelle l’angoisse du calendrier vide.
Les vacances, c’est quand ? C’est où ? Toujours pas de réponse ?
L’angoisse monte. Le souffle se raccourcit. L’onglet “congés” me juge.
Parce que mes vacances, ce n’est pas “juste des vacances”. C’est une bouée mentale. Une promesse de survie. Mon petit mantra intérieur :
“Tiens bon jusque-là.”
Sauf que là… je ne sais pas où est le “là”.
Impossible de rêver à un transat et un bon bouquin au bord de l’eau.
Du coup, le bouquin, je le lis avec un casque anti-bruit, une musique de spa,
au milieu d’une aire de jeux indoor pour enfants.
Ambiance détente.
Impossible de me projeter sur :
– une piña colada en Amérique du Sud,
– un marché provençal qui sent le melon et le savon,
– une rando en Corse avec vue à couper le souffle.
Bref. Il faut que je m’aère.
Même un déplacement pro, franchement, je prends.
Un hôtel impersonnel, une moquette douteuse, un room-service tiède ?
Banco. Juste pour changer d’air. Et de pensées.
Alors oui, vous allez me dire : “Mais tu as des billets d’avion de réservés.”
(Ceux que je paie encore ce mois-ci, donc je devrais m’en souvenir.)
Mais la visite annuelle à la famille…Ce n’est pas l’inconnu.
Ce n’est pas l’aventure.
Ce n’est pas l’inédit.
Et moi, parfois, j’ai besoin de ne pas savoir exactement où je vais.
Juste de savoir que je vais ailleurs.
Journée 1 – Moi 0 mais on rejoue demain


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