MISSION N°45 – Y’A PLUS DE BOUGIES QUE DE GATEAU (pardon en vrai c’est la 31ème chronique je crois)

Je ne sais pas exactement quand c’est arrivé,
mais il y a désormais plus de cire que de gâteau sur mon anniversaire.

Heureusement, mes amis ont eu la délicatesse de fêter mes 40 ans (encore).
J’ai trouvé ça très attentionné.
Et d’après ma story ‘Happy 40 to me’, c’est crédible.
Victoire, et sans filtre en plus!

Dans ma tête, j’ai toujours 30 ans (et parfois l’humour d’un enfant de 10 ans)
Mais mon corps, lui n’a plus la résistance de la trentaine.

Petite, je pensais qu’à 45 ans, on portait des tailleurs beiges, qu’on mangeait du poisson vapeur et qu’on disait des phrases comme “j’ai connu Mitterrand, moi Madame”.

Dans ma tête d’enfant, 45 ans c’était…
la fin de la vie.

Et puis voilà, j’y suis. 45 ans.
Pas de tailleur beige à l’horizon (ouf)
Et j’écoute encore Diams (et je cherche toujours un mec mortel)

Je n’ai rien d’une adulte parfaitement rangée (mais mon dressing l’est et par couleur !)
Je cours après le temps, je m’endors sur mon canapé, je ris trop fort, je pleure pour rien, et je bois mon café froid parce que Mini Motu a encore eu une idée “urgente” ce matin.

Et puis, il y a ce moment absurde :
quand les gens parlent des années 90, et que je me dis, tranquille, “oui bon, y’a 20 ans…”
Avant de réaliser que non.
NON.
C’était il y a plus de 30 ans. 30 ans !
Et là, je me sens trahie: Par le temps, par mon cerveau, par les Take That.

Parce que dans ma tête, Dylan McKay a toujours 20 ans, Britney est encore en jupe à carreaux, et Monica, Rachel et Phoebe viennent juste d’emménager à New York.
Je crois encore qu’on peut rembobiner une VHS, que le Nokia 3310 est indestructible, et que Caramail c’était du lien social de qualité.

J’ai connu le monde avant le Wi-Fi, avant les stories, avant les filtres qui te remettent vingt ans dans la face.
Et franchement ? On s’en sortait pas mal avec un peu de gloss et un soupçon de confiance.

Alors tu sais quoi ? À 45 ans, c’est pas la fin du film. C’est juste la suite du scénario — celui où l’héroïne a moins de talons, plus de sagesse, même pas de ride (car elle a découvert la magie de l’acide hyaluronique) et toujours une paire de savates prêtes pour l’aventure!

À 45 ans, je sais enfin dire non sans m’excuser.
Je choisis mes batailles.
Et surtout, je choisis mes gens.

Je n’ai plus besoin de prouver que je peux tout faire.
Et tu sais quoi ? Je crois que c’est ça, le vrai luxe de la quarantaine : savoir ce qu’on aime, ne plus s’excuser d’être fatiguée et trouver le bonheur dans un dîner entre amis qui finit avant 23h.

Alors oui, il y a plus de bougies que de gâteau.
Mais au moins, j’ai encore assez de souffle pour toutes les souffler (en deux fois, mais quand même et avec ma Ventoline).

Vieillir, c’est un peu comme marcher en talons: instable, pas toujours élégant, mais quand on garde l’équilibre, c’est la classe!

Allez — 45 ans, 0 soirée jusqu’à 5H du mat au programme, mais 100% autodérision. Et c’est déjà pas mal.

Journée 1-moi 0 mais on rejoue demain

Laisser un commentaire

Maman lagon et Mini Motu

Je suis Maman lagon et ma vie tourne autour de Mini Motu , mon petit ilôt de 8 ans. Entre tempêtes tropicales et brise lagonaire bienvenue dans mon archipel.

J’élève (avec bcp d’amour et de café) Mini Motu à Tahiti (d’où les parallèles avec les eaux turquoise du fenua que vous comprenez désormais!). Je sais, ça fait rêver les gens sauf que même au paradis une maman Solo jongle entre les devoirs, les poux et l’école qui commence bcp trop tôt. Un agenda trop plein, une mémoire au max de sa capacité et un humour qui me sauve toujours.