Trafic Paradis.
Comme tous les soirs, l’alarme de mon téléphone que j’ai déjà mis en mode buzzer pour la 3ème fois, m’indique que “là VRAIMENT il faut que je parte”… Je remballe mes affaires illico presto et me voilà en mode Wonder Woman (sans la cape, toujours, car pas pratique pour courir) qui vole jusqu’à sa voiture pour aller récupérer Mini Motu.
…LOL
Et oui car une fin de journée à Tahiti en ce moment ça rime avec accident, bouchon, klaxon, ronchon, …et gros retard à la maison.
Vivre au paradis ça a un prix….et en ce moment c’est surtout le prix de la patience!
A peine le front de mer dépassé c’est l’arrêt total…on pourrait sortir de la voiture regarder le coucher de soleil depuis la fameuse voie “rapide” qui n’a pour le coup de rapide que le nom.
Je regarde frénétiquement googe maps qui m’indique un temps de trajet “plus long” que d’habitude…et sur ce coup là, il a raison….Verdict: 1h30 pour parcourir les 10 kms qui me séparent de l’école de Mini Motu.
L’école ferme à 18h00 pile…Mission commando lancée….trouver en urgence une âme charitable pour récupérer Mini Motu (merci les copains sauveurs de Maman solo en détresse !)
Ouf le copain en question enfin trouvé, je respire et préviens l’école – ça leur en fait au moins une de moins à gérer, j’ai fait une bonne action…je suis énervée mais charitable.
Alors s’il vous plaît : on évite de doubler à droite, de rouler à 120 sur une route prévue pour du 80, et on garde les yeux devant soi. Parce qu’à chaque accident, c’est toute l’île qui s’arrête.
On me dit parfois que je manque d’empathie parce que “il y a des morts”. Mais si, j’en ai de l’empathie. Énormément même. Sauf pour ceux qui ne savent pas conduire. Na ! Alors oui, paix à leur âme… mais si ça pouvait aussi être paix à mes trajets, ça m’arrangerait.
« Journée 1-moi 0 mais on rejoue demain »


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