On n’était pas ensemble.
Enfin… pas officiellement. Pas “en couple”. Pas “engagés”. Pas définis.
Mais il y avait les messages qui réchauffaient les soirs de solitude. Les corps qui s’accordaient sans mode d’emploi. Les silences complices, les regards longs, les matins doux et les envies muettes.
Ce n’était pas rien.
Et puis, pouf c’était fini.
Pas de dispute, pas d’explication, juste un progressif “pas de nouvelle”.
Il a tiré sa révérence avec le panache d’un fantôme. Une fuite molle et lâche, emballée dans du silence.
Sans avoir à dire qu’il ne voulait pas vraiment ce que j’étais en train de ressentir.
Et moi ? Je suis restée là, à essayer de digérer un vide qu’on ne m’a pas servi officiellement.
Parce que quand c’est flou, on n’a même pas le droit de pleurer vraiment. On n’était “rien”.
Mais mes émotions, elles, ne demandent pas de justificatif signé.
Alors oui, physiquement, c’était génial.
Le genre de génial qu’on aimerait classer au rayon “exceptionnel mais sans conséquences”. Sauf que parfois, quand ton corps se sent bien, ton cœur pense qu’il a été invité à la fête.
Spoiler : non. Mon cœur n’était même pas sur la liste. Il a juste aidé à faire le ménage après. Mais voilà. Je suis encore là. Digne enfin j’essaye. Avec une semaine de battement avant le retour de Mini Motu, et une seule vraie mission : Me réajuster, pas me recoller.
Parce que je vaux mieux qu’un point de suspension planqué derrière un silence.
Parce que je suis Maman Lagon, et que j’ai traversé bien plus profond. Je vais pleurer un bon coup ce soir.
Et envoyer un dernier message. Pas pour relancer. Pas pour supplier.
Mais parce qu’à un moment donné, il fallait que ça sorte.
Alors je lui ai rédigé ma plus belle missive, façon message de rupture fantôme à destinataire silencieux, soigneusement emballée dans un WhatsApp bien pesé.
Ni violent, ni dramatique. Juste vrai.
Un dernier mot, sans appel, pour ne pas me laisser hanter par les non-dits.
Ce soir-là, j’ai fermé la conversation comme on ferme un chapitre.
Pas parce qu’il est fini. Parce que je décide qu’il s’arrête là.
“Journée 28 – Moi 1 mais on rejoue demain »
Et Mini Motu revient dans une semaine. Il est temps de me remettre droite dans mes baskets – et dans mon cœur.


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