Bon. Spoiler : je ne me suis pas laissé décourager.
Parce que je suis têtue.
Parce que je suis une optimiste camouflée.
Et parce que, dans le fond, j’aime encore croire aux petits miracles entre deux bouchons et trois lessives.
Alors oui, j’ai relancé Tinder. (Je sais.)
Et là, contre toute attente, je matche avec quelqu’un de… vraiment intéressant.
Il est drôle, intelligent, il écrit sans fautes qui font saigner mes yeux (ce qui mérite déjà une médaille), il ne me demande pas une photo de mes pieds au bout de trois phrases, bon — petit détail — il a 29 ans.
Moi : 44 ans, une fille de 8 ans, un sèche linge qui fait un bruit de Boeing au décollage, et une routine bien rodée.
Lui : 29 ans, pas d’enfant, pas de casserole (apparente), et le genre de sourire qui rend les choses moins fatigantes, au moins pour un instant.
J’ai souri. J’ai grimacé. Et je me suis dit : “On va quand même pas commencer à faire la fine bouche maintenant ?”
Cougarella, épisode 1
Je me fais donc une raison : l’âge, ce n’est qu’un chiffre.
Enfin… jusqu’à ce que l’algorithme me propose exclusivement des gens de 29 à 30 ans après ce match (ou alors cette génération a un réel problème pour faire des rencontres)
Mais bref, je continue la conversation. Et là, miracle : ça colle.
On se parle bien. On rigole. On se voit.
Et surtout : je passe une bonne soirée. Une vraie. Sans malaise. Sans fuites.
Le genre de soirée qui fait du bien. Le genre de soirée qui donne envie d’y croire un tout petit peu.
On décide de se revoir. Ça va plus loin. C’est bien.
Il part en vacances. Je pars en vacances. On continue de s’écrire. Tous les jours.
Et là… je commence à espérer.
Mais très vite, il me dit qu’il ne veut pas s’engager.
Pas maintenant.
Pas dans sa vie.
Pas avec quelqu’un qui a un enfant.
Pas avec moi. Mais il continue de m’écrire. Tous les jours.
Et moi, avec mon petit cœur de vieille romantique désabusée, je m’attache.
Parce qu’on a passé du temps ensemble. Parce que c’était bien. Parce qu’on se manquait.
Et surtout, parce que c’était simple, et que dans ma vie, la simplicité est devenue un luxe rare.
Mais voilà. Lui, il tient la porte ouverte juste assez pour que je m’y accroche, mais pas assez pour que j’y entre vraiment.
Et moi, je fais ce que je fais toujours : je cours, la tête la première… et je me prends le mur.
La suite ? Je crois qu’on y est. Je l’ai vu arriver, ce mur. Lentement.
Mais j’avais décidé d’y croire quand même. Parce qu’on veut tous croire à l’exception.
Parce qu’on veut tous cette petite parenthèse douce dans un quotidien qui use.
Alors non, ce n’est pas un drame. Ce n’est pas une tragédie. Ce n’est même pas une vraie rupture puisqu’on a jamais été officiellement ensemble.
C’est juste une petite déception de plus. Une page qui se tourne sans bruit. Une conversation WhatsApp qui se fige, une réponse qu’on attend un peu trop longtemps.
Mais comme d’habitude…Je me relèverai.
Je réinstallerai Tinder (peut-être). Et je continuerai d’y croire, juste assez.
Et au pire…
J’ai toujours mon Womanizer.
Lui, au moins, il ne me ghoste jamais.
« Journée 1-moi 0 mais on rejoue demain »


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