MISSION N°7: Retrouver une vie sexuelle et pas avec mon womanizer

Date moi si tu peux… mais avant 20H30 …c’est l’heure de l’histoire et du dodo

Spoiler: Au final , je l’aime bien mon womanizer, il tient ses promesses, vise juste et j’ai pas besoin de baby sitter 😊

Quand on a 44 ans, un boulot à plein temps, une fille de 8 ans, pas de famille pour le baby-sitting (ni même pour garder le chien pendant les vacances), qu’on part du travail à 17h en quatrième vitesse pour s’enfiler les bouchons et arriver pile à l’heure à l’école (ou 3 minutes en retard, avec Mini Motu qui attend avec les taties devant le portail)… eh bien, on pourrait se dire que la vie sentimentale passe logiquement à la trappe.

Mais non.

Parce que moi aussi, un jour, j’ai eu la folle idée de me dire : “Et si je retentais l’amour ?” (ou au moins un apéro sympa). Et comme tout le monde, j’ai téléchargé Tinder. Avec espoir. Naïveté. Et un peu de mascara.

Spoiler : mauvaise idée.

Le cirque des applis

Tinder, c’est un peu comme le rayon fruits exotiques du supermarché : au début, t’as envie de goûter à tout. Et puis très vite, tu te rends compte que certains spécimens ont dépassé leur date de fraîcheur depuis longtemps, que d’autres sont beaux dehors mais pourris dedans, et que la plupart ont un goût de déjà-vu.

Tu tombes sur des mecs qui “cherchent une relation sérieuse” et qui, trois messages plus tard, te demandent si tu dors nue (non, Gérard, je dors en pyjama Snoopy, est-ce que ça t’excite quand même ?).

Et toi, t’as mis ta plus belle photo, celle où on ne voit pas les cernes de 8 ans de nuits hachées, tu réponds poliment, tu souris devant ton écran, et tu te demandes comment tu vas caser ta fille, anticiper les devoirs, préparer la lunch box du lendemain et ses affaires pour les activités péri-scolaires, tout ça pour être à peu près présente dans ta tête au dit rendez-vous.

Un jeudi soir, miracle : j’arrive à organiser un rencard.

Ma fille est chez une amie (merci, les copines en or qui se reconnaîtront), j’ai réussi à mettre du mascara, je me suis coiffée et j’ai sorti ma plus belle robe mais pas trop et me voilà dans un bar.

Face à moi : JM. JM parle. Beaucoup. De lui. Exclusivement.

Au bout de 20 minutes, j’ai compris qu’il m’a invitée uniquement parce qu’il ne voulait pas manger seul. Et qu’il espère manifestement digérer chez moi. Spoiler : il a digéré tout seul, chez lui.

Je rentre. Je me démaquille. Je soupire. Je regarde le lit de ma fille vide, car elle dort chez une copine…pour quoi…rien.  

Heureusement, il y a mon allié

Alors non, je n’ai pas renoncé à l’idée qu’un jour, peut-être, je rencontrerai quelqu’un d’équilibré, drôle, un peu intelligent, pas trop égoïste, qui aime les enfants (au moins la mienne), et qui comprend que je ne peux pas “partir en week-end sur un coup de tête” parce que j’ai une vie et une organisation digne d’un chef d’armée.

Mais en attendant…

Je remercie le ciel, l’innovation technologique et mon Womanizer.

Lui, au moins, il vise juste. Il ne me parle pas trop, me prend pas pour sa psy ou sa mère….et cerise sur le gâteau il ne me ghoste pas au bout d’une semaine d’échanges.

Il finit son travail en moins de dix minutes, sans me demander quoi que ce soit.

« Journée 1-moi 0 mais on rejoue demain »

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Maman lagon et Mini Motu

Je suis Maman lagon et ma vie tourne autour de Mini Motu , mon petit ilôt de 8 ans. Entre tempêtes tropicales et brise lagonaire bienvenue dans mon archipel.

J’élève (avec bcp d’amour et de café) Mini Motu à Tahiti (d’où les parallèles avec les eaux turquoise du fenua que vous comprenez désormais!). Je sais, ça fait rêver les gens sauf que même au paradis une maman Solo jongle entre les devoirs, les poux et l’école qui commence bcp trop tôt. Un agenda trop plein, une mémoire au max de sa capacité et un humour qui me sauve toujours.